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En cette journée nationale, la République rend solennellement hommage à ceux, militaires comme civils, qui ont perdu la vie pendant la Guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

 

Plus sans doute que d'autres conflits, cette période, et notamment celle de la guerre d'Algérie, occupe une place particulière dans notre histoire et notre mémoire collective.

 

Une place souvent faite d'incompréhension et de souffrance.

 

Ce furent 10 années difficiles, durant lesquelles près d'un million et demi de combattants, militaires de carrière, appelés et rappelés, membres des formations supplétives et assimilées ou membres des forces de l'ordre, servirent la République en Afrique du Nord avec courage et détermination.

 

Tous ont défendu une certaine idée de la France, dans un contexte de plus en plus difficile en raison du rapport de force entre les populations présentes et de l'environnement international.

 

Ce furent 10 années meurtrières, durant lesquelles 23 000 combattants français sont "morts pour la France".

 

Comme c’est le cas dans toutes les communes de France, nous voyons, gravés sur notre monument, les noms des enfants de Crépy-en-Valois qui furent victimes de ce conflit.

 

Un conflit qui n’épargna pas non plus les civils, également très nombreux, principalement en terre algérienne, à perdre la vie au cours d’affrontements ou d’attentats.

 

Ce furent, enfin, 10 années troublées, faites d'instabilité et d'incertitude sur l'issue du conflit.

 

Un conflit qui finalement aboutit à l'indépendance de l'Algérie et à l'arrivée en France métropolitaine d'hommes, de femmes et d'enfants, parfois meurtris dans leur chair, toujours meurtris dans leur cœur, éprouvant souvent un sentiment d'abandon.

 

Toutes les souffrances doivent avoir le droit de cité, celles des militaires comme celles des civils.

 

50 ans après la fin de combats, il convient d'encourager une mémoire apaisée de cette période.

 

Il est indispensable que la mémoire rejoigne l'histoire afin de regarder, sans complaisance ni faiblesse, tout ce que fut réellement cette guerre.

 

Nous le devons à tous ceux que le Nation honore aujourd’hui et à leur famille.

En cela, les associations d’anciens combattants jouent un rôle remarquable : je veux les en remercier une nouvelle fois, publiquement.

Leurs membres sont aujourd’hui les représentants actifs des combattants de toutes les guerres auxquelles la France à pris part.

Ils ont été, très jeunes pour la plupart, les acteurs directs du dernier conflit où des appelés ont eu à combattre pour la défense de leur pays.

Hors de toute passion, nous savons pouvoir compter sur eux pour expliquer ce qui s’est passé sur ces terres africaines, alors françaises ou sous protectorat français.

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