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Je suis très triste et surpris par les très récentes annonces du groupe PUNCH METAL sur la situation du site JUY de Crépy-en-Valois.

D’autant plus que Guido Dumarey dans un courrier récent au préfet de l’Oise du 6 décembre 2012, confirmait l’emploi de 120 salariés chez JUY SA et le retour sur le site CASE-Poclain fin 2013.

Mes premières pensées vont donc aux salariés de cette entreprise et à leur famille. Leur travail et savoir-faire reconnu par tous depuis des années, doit être le garant de leur avenir. Puissent-ils conserver leur emploi ou très rapidement en retrouver.

Mais hélas, depuis 2008, la crise économique n’épargne plus aucune de nos activités industrielles. A Crépy-en-Valois comme partout en France, beaucoup d’établissements et d’emplois disparaissent sans repreneur.

Lundi 4 février, dès que j’ai appris les inquiétudes justifiées des salariés, je me suis rendu sur place pour rencontrer les représentants du Comité d’Entreprise et la direction de Juy SA. Nous avons échangé ensemble sur la situation difficile rencontrée par la société Juy SA. Je les ai assurés de tout mon soutien dans ces moments pénibles. Je leur ai promis mon possible en usant de  ma fonction de maire, hélas bien faible vis-à-vis de tels problèmes.

Ce même lundi suite à ces rencontres, j’ai immédiatement alerté le préfet et la sous-préfecture pour les saisir des anomalies qui m’ont été remontées. Monsieur le préfet Deforges et madame le sous-préfet Juston m’ont alors assuré prendre les contacts nécessaires et les mesures adéquate. Ils m’ont depuis régulièrement informé de l’avancement du dossier.

Depuis, les salariés ont été payés.Et Monsieur Dumarey aujourd'hui vient de proposer un plan de continuité. Une importante réunion aura lieu ce soir chez le préfet de l'Oise. Des rebondissements sont encore possibles...

 

Dans cette période, certains vont tenter d’utiliser à des fins politiques ou personnelles le désarroi et le désespoir des familles et des habitants. Cela n’est ni digne, ni utile. Cela ne sert en rien les intérêts des salariés et de la ville.

Je laisse les partenaires sociaux, l’Etat et l’administrateur judiciaire qui serait désigné par le tribunal, essayer de sauver ce qui peut encore l’être.

Afin que tous puissent comprendre la situation locale, je me dois d’établir les faits et rien que les faits.

Guido Dumarey patron de PUNCH METAL  a pris contact avec la municipalité  fin 2011. Il avait décidé d’investir dans l’industriel et la mécanique après avoir présidé plusieurs années le groupe PUNCH International.

Il m’a fait part de sa volonté d’acheter Juy SA, qui était à vendre et rencontrait de sérieuses difficultés connues de tous. Il connaissait bien JUY qui était un de sces principaux concurrents. Il en appréciait le savoir-faire des salariés ouvriers et cadres. Mais il estimait que les locaux n’étaient pas appropriés à une exploitation actuelle et sécurisée. Il pensait donc exploiter dans des locaux hors de Crépy-en-Valois.

En lui proposant la friche CASE-Poclain, nous lui offrions la possibilité de se développer sur place en faveur des salariés crépynois. Mais depuis le début le groupe CASE ne souhaitait pas vendre partiellement, il fallait acheter l’ensemble de la friche, ce qui rendait trop couteuse l’opération. Nous lui avons proposé donc une démarche commune pour l’acquisition de la totalité du foncier. Car la CCPV et la ville étaient depuis longtemps intéressées par une partie de la friche.

En effet depuis 2005, le projet de déménagement de la CCPV comprenait une éventualité très crédible sur le site CASE POCLAIN. Le dossier mené à l’époque par le CAUE (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement de l’Oise), organisme départemental bien connuest  de tous, et a été présenté en conseil communautaire. Hélas, il n’a pu aboutir car le groupe CNH souhaitait vendre l’intégralité du site. Souvenons-nous, Ccette posture avait été confirmée lorsque la ville de Crépy-en-Valois avait souhaité acquérir uniquement l’ancien restaurant d’entreprise.

Le groupe PUNCH a acheté la société Juy le 17 Janvier 2012. Alors que les décisions municipales et communautaires n’étaient pas votées pour la friche CASE-Poclain, et sans aucune intervention ni action aide de notre part.

En janvier, sans le rachat de Juy par Punch Métal, une fermeture ou des licenciements seraient sans doute intervenus au cours du premier semestre 2012. Il est de notoriété que l’entreprise était en difficulté et que les propriétaires pour des raisons personnelles souhaitaient la céder. Aucun autre repreneur ne s’était manifesté à l’époque.

Le conseil municipal de février 2012 et le conseil communautaire de fin janvier 2012 ont décidé d’acquérir les bureaux du site CASE-Poclain alors que Punch Métal se proposait d’acheter le reste sur la base des estimations du service des domaines.  

Il n’y a donc aucun argent public versé directement ou indirectement aux entreprises concernées. Aucune aide pour PUNCH METAL ni JUY SA à Crépy-en-Valois.

L’ensemble de la friche était estimée à 5,1M€, les bureaux et le restaurant respectivement pour  2,930M€ et 0,501M€ soit au total 3,431M€. Nous l’avons acquise pour 3M€ soit 431K€ de moins que sa valeur. Cet achat reste particulièrement avantageux pour la ville de Crépy et la Communauté de Communes du Pays de Valois.

Et vient régler des problèmes d'accessibilité et d'espace que connaissent actuellement certains services publics et associations occupants de bâtiment municipaux non adaptés pour recevoir du public. Enfin, comme Maire de Crépy-en-valois, je conserverai à la partie des terrains de la friche propriété de Punch Métal une destination industrielle afin qu'aucune plus-value ne puisse y être réalisée.

Tag(s) : #economie

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